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Ville 98

Lycée Le Rebours





La dimension écologique

Quatre questions :

1- La pollution de l'air en Ile-de-France : comment évolue-t-elle ?

2- Airparif et ses instruments

3- La composition des fumées rejettées par les usines d'incinération

4- Les engagements du TIRU à Vitry

5- Et le débat sur les rejets de dioxine



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LES NORMES DE QUALITE DE L'AIR

En dehors des épisodes de pollution, la qualité de l'air de l'agglomération parisienne est plutôt bonne. Et ce en raison d'un climat océanique et d'un relief plutôt plat permettant une bonne dispersion des polluants émis. Les normes européennes en matière de qualité de l'air distinguent des valeurs limites à ne pas dépasser (objectif de qualité à atteindre). Les normes européennes s'appliquent pour le dioxyde de soufre, les poussières, de dioxyde d'azote, l'ozone et le plomb.

Dioxyde de soufre:

On note depuis plusieurs années le respect des valeurs limites sur tous les sites de la région parisienne. Les valeurs guides ne sont que très rarement dépassées sur certains sites.

Dioxyde d'azote:

A l'exception d'un site de proximité en 1994, la valeur limite est respectée en Ile-de-France. Les valeurs guides sont par contre dépassées sur un quart des sites de fond en moyenne et la quasi totalité des sites de proximité. En revanche la valeur d'information de la population et la valeur d'alerte ont été plusieurs fois franchies ces derniers années.

Poussières:

Les valeurs limites et guides sont partout respectées depuis plusieurs années en Ile-de-France.

Ozone:

La directive européenne ozone définit des valeurs d'information et d'alerte de la population. La valeur d'alerte n'a jamais été atteinte en Ile-de-France. La valeur d'information est plusieurs fois franchie en été sur la plupart des sites de la région.

Plomb:

Les concentrations relevées sont en moyenne aujourd'hui 5 fois inférieur aux normes.

Les pointes de pollution

Les niveaux peuvent considérablement changer d'un jour à l'autre, bien davantage que d'un endroit à l'autre de l'agglomération pour une même journée. La pollution émise par les activités humaines au niveau du sol ou à faible hauteur se disperse dans l'atmosphère plus ou moins bien en fonction de la situation météorologique. La région parisienne dispose d'une situation globalement favorable à cette dispersion naturelle grâce à un régime climatique océanique dominant, accompagné de vents assez forts et de précipitations abondantes, ce qui contribue à un brassage et à un lessivage de l'atmosphère. Le relief peu marqué favorise l'effet dispersif des vents. Cette situation conduit à des niveaux moyens de pollution relativement faibles compte tenu de l'importance des activités de la région (10 millions d'habitants) et des émissions de pollution qu'elles engendrent. Les niveaux de pollution changent avec la saison de façon différente pour chaque polluant. Par exemple, le dioxyde de soufre est plus faible en été car essentiellement produit par les activités de combustion et de chauffage, réduites à cette époque de l'années. L'ozone polluant secondaire formé sous l'effet d'un fort rayonnement solaire, est plus élevé en été. Périodiquement, et plus fréquemment en automne et en hiver, on observe des conditions météorologiques défavorables à la dispersion de la pollution:

* absence de vent au sol

* absence de précipitations

* phénomène "d'inversion de température"

Durant de telles situations qui durent d'une journée à une dizaine de jours, les niveaux de pollution peuvent être 5 à 10 fois supérieurs à la moyenne. En situation normale, la température de l'air diminue avec l'altitude. L'air chaud contenant les polluants tend à s'élever au dessus de l'air froid (principe de la montgolfière). Les polluants sont ainsi dispersés. En situation "d'inversion de température ", une couche d'air se forme à proximité du sol, dans laquelle la température augmente avec l'altitude. L'air chaud pollué ne peut la traverser et cette couche se comporte comme un "couvercle" empêchant la dispersion de la pollution. Cette couche plus chaude en altitude s'explique les jours de beaux temps par refroidissement des couches d'air inférieures en contact du sol au cours de la nuit alors que les couches moyennes conservent leur température de la journée. En été par fort ensoleillement et chaleur, les polluants "primaires" automobiles se transforment en ozone.

L'évolution de la pollution atmosphérique

En 30 ans, les niveaux hivernaux de dioxyde de souffre, polluant résultant de l'utilisation des fuel et charbons, ont été divises par six à Paris. Cette décroissance très importante est liée a plusieurs facteurs :

- Mise en place d'une réglementation particulière qui n'autorise que les combustibles à faible teneur en souffre

- Evolution de l'économie régionale : augmentation des activités tertiaires, au détriment de secteur industriel.

- Programme national de production d'électricité d'origine nucléaire au détriment de la production thermique classique qui émettait beaucoup de dioxyde de souffre.

Les niveaux moyens hivernaux de fumées noires ont été parallèlement divisés par quatre à Paris au cours des 30 dernières années. Les émissions de poussières, en baisse sensible dans le secteur industriel, tentent à augmenter dans le secteur des transports, en raison de l'accroissement régulier de la proportion de véhicules diesel dans le parc régional.

Dans le même temps, on a assisté à une augmentation régulière des émissions de polluants atmosphériques dues aux transports, essentiellement routiers. Ces polluants sont notamment les oxydes d'azote (75% des émissions de ce polluant sont dues au secteur des transports en Ile de France), et les Composés Organiques Volatiles (34% des émissions dues aux transports).

QUALITE GLOBALE DE L'AIR EN AVRIL 97 POUR l'AGGLOMERATION PARISIENNE

Ce graphique résume (grâce au indice journalier) comment est la qualité de l'air dans le mois d'avril dans toute l'agglomération parisienne. Nous constatons que la qualité de l'air est très hétérogène car elle change pratiquement tous les jours. La moyenne de l'indice dans l'agglomération parisienne est de 5. Si nous nous reportons au graphique ci-dessus nous pouvons constater qu'il y a des jours ou l'indice est très fort comme le 10 avril où il atteint l'indice 9. les jours où l'indice est très fort sont dues à la température et au trafic automobile. l'indice le plus faible dans le mois d'avril est 4. Pour résumer nous pouvons dire que la qualité de l'air dans l'agglomération parisienne est globalement moyenne. Certains jours elle est assez bonne mais c'est très rare et d'autre jours elle est très mauvaise.

Interprétation des indices

1= Excellent 3= Bon 5= Moyen 7= Très médiocre 9= Très mauvais 2=Très bon 4= Assez bon 6= Médiocre 8= Mauvais 10= Exécrable

La qualite de l'air en chiffre

Nous avons relevé durant ces 14 jours certains polluants qui règnaient dans l'atmosphère du 13°arrondissement à Paris là ou se situe notre lycée. Les polluants sont representés sous forme de tableau.

Pour voir ces tableaux


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Les outils d'Airparif

AirParif est un organisme public qui controle la qualité de l'air.

LA MESURE OPTIQUE :UNE OUVERTURE VERS L'AVENIR

La méthode DOAS (Spectroscopie d'Absorption Optique Différentielle) est une nouvelle technique de mesure de la pollution atmosphérique. Elle permet, avec un seul instrument, de mesurer séquentiellement plusieurs polluants sur plusieurs centaines de mètres sans effectuer de prélèvements. Un rayon lumineux est transmis entre un émetteur et un récepteur. La lumière transmise est analysée par un spectromètre. Les différents polluants présents dans le rayon lumineux absorbent la lumière de façon spécifique, ce qui permet de les identifier et d'en connaître la concentration. L'appareil utilisé par Airparif mesure six polluants sur un rayon lumineux long de 1600 mètres et trois polluants sur un rayon lumineux de 220 mètres. Les dispositifs émetteur- récepteur sont installés entre le toit du bâtiment d'Airparif, le sommet de la Tour St Jacques et le sommet du bâtiment Morland .Les rayons lumineux sont situés en moyenne entre 20 et 30 mètres du sol, au dessus des habitations, afin de ne pas se heurter à des obstacles. Contrairement aux stations de mesures traditionnelles, ce système donne une information intégrée sur l'ensemble du trajet optique, représentative du centre de Paris.

LA PROCEDURE D'ALERTE

En avril 1994, le Préfet de police de Paris a instauré une procédure d'information et d'alerte en cas d'épisode de pollution en région parisienne. Cet arrêt a été signé par l'ensemble des préfets des départements de la région. Il prévoit trois niveaux d'actions: niveaux 1, 2 et 3. AIRPARIF est chargé de détecter le franchissement de ces niveaux. La procédure d'alerte porte sur trois indicateurs :

* le dioxyde d'azote (NO2)

* l'ozone (O3)

* dioxyde de soufre (SO2)

Pour chaque polluant, l'arrêté définit des seuils de concentrations horaires pour chaque niveau de la procédure.

Tableau des seuils (microg / m3)

dioxyde d'azote

dioxyde de soufre

ozone

Niveau 1

200

200

130

Niveau 2

300

350

180

Niveau 3

400

600

360

Le niveau 1 correspond à une "mise en éveil des services techniques et des autorités". Le niveau 2 correspond à une "information des autorités et du public", par voie de communiqué de presse auprès des médias. Le niveau 3 correspond quand à lui à "l'alerte". Le Préfet de Police peut alors émettre des recommandations, visant à limiter l'usage des véhicules ou du chauffage, selon la nature de la pollution. AIRPARIF s'est doté d'un système informatique lui permettant de communiquer dans les meilleurs délais une situation de pollution.

Nombre de déclenchements des 3 niveaux de la procédure en 1995 et 1996 (exprimés en jours)

Niveau 1

Niveau 2

Niveau 3

1995

31

6

0

1996

33

6

2

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composition types des fumées produites par l'incinération des ordures ménagères sans traitement

A la sortie d'un groupe four-chaudière récent, la quantité des fumées produites est de 5500 à 6000 Nm3 (soit à 7 à 7,5 tonnes) par tonne d'ordures ménagères.

Eléments principaux

La composition moyenne en volume est la suivante:

- CO2 8 %

- O2 8,5 %

- N2 68,5 %

- H2O 15 %

La partie combustible des ordures ménagères est essentiellement composée de carbone, hydrogène oxygène et azote. La combustion du carbone produit le CO2. La vapeur d'eau provient à parts à peu près égales de la vaporisation de l'humidité des ordures ménagères et de la combustion de l' hydrogène. L'oxygène provient de l'excès d'air insufflé dans le four pour obtenir une combustion satisfaisante. L'azote provient de l'air total insufflé dans le four.

Polluants contenus à l'état de traces

les polluants peuvent être regroupés en 4 catégories principales.

* Les poussières

Les poussières sont des particules solides minérales constituées essentiellement de silice, calcium, sulfates, chlorures, carbonates, magnésium, sodium, potassium, aluminium, fer etc... Ce sont des particules fines entraînées par les gaz de combustion. Elles contiennent également des imbrûlés organiques sous forme de carbone. La quantité de poussières sèche est de 2 à 3 g / Nm3, soit 11à 18 kg par tonne d'ordures ménagères.

* Les métaux lourds

Les métaux lourds comprennent:

- les métaux lourds particulaires contenus dans les poussières

- les métaux lourds gazeux

les métaux lourds particulaires représentent en moyenne 3 % des poussières, soit 90 à 100 mg / Nm3 (0,6 kg par tonne d'ordures ménagères).

On trouve par ordre décroissant:

mg / Nm3

g / tonne d'ordures ménagères

Zinc

60

360

Plomb

20

120

Cuivre

3

18

Baryum

2

12

Etain

2

12

Manganèse

1.5

9

Cadmium

1

6

Chrome

1

6

Argent

0.2

1.2

Nickel

0.15

0.9

Cobalt

0.1

0.6

Arsenic

0.1

0.6

Vanadium

0.1

0.6

Mercure

0.05

0.3

  • Les métaux lourds gazeux comprennent le mercure 0,5 mg /Nm3, soit 3 g par tonne d'ordure ménagères et le cadmium (teneur inférieur à 0,01 mg / Nm3).
  • * les imbrûlés

    La teneur plus ou moins importante des imbrûlés dans les gaz de combustion à la sortie d'un groupe four-chaudière caractérise la qualité de l'incinération. Les imbrûlés comprennent d'une part l'oxyde de carbone CO résultant de la combustion incomplète du carbone, d'autre part des imbrûlés organiques constitués des hydrocarbures gazeux et des dioxynes et furanes.

    Mg / Nm3

    g / tonne d'ordures ménagères

    Dioxines et furanes en équivalent toxique à la T4CDD

    2

    12

    * Les gaz acides

    Les gaz acides sont les constituants qui participent à l' acidification de l'atmosphère et à la formation des pluies acides. Ils comprennent:

    - le gaz chlorhydre HCI

    - le gaz fluorhydrique HF

    - les oxydes de soufre SO2 et SO3 exprimés en équivalent SO2

    - les oxydes d'azote NOX exprimés en équivalent NO2

    Les oxydes de soufre sont irritants pour les voies respiratoires. Les oxydes d'azote sont constitués de :

    - NO au monoxyde d'azote, gaz incolore dont la toxicité est est faible et mal définie.

    - NO2 ou dioxyde d'azote, gaz de couleur rouge, irritant pour les voies respiratoires.

    - N2O ou protoxyde d'azote, gaz accusé de contribuer à l'effet de serre. Du fait de leur toxicité immédiate pour l'homme, SO2 et NO2 sont mesurés en continu dans l'air ambiant et réglementés.

    Traitement des fumées des usines tiru

    Avant 1990

    les usines d'Issy-les-Moulineaux sont équipées d'un simple dépoussiérage par éléctrofiltre qui permet de capter 98 % des poussières et 95 % des métaux lourds particulaires contenus dans les poussières. Les autres polluants sont rejetés à l'atmosphère.

    En 1995

    Les trois usines TIRU sont munies, en plus de l'électrofiltre, de la première génération des procédés de déchloruration qui a été mis en place industriellement en Allemagne et en suisse dans les années 80.

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    Les engagements du TIRU pour l'usine de Vitry

    La qualité de l'air

    Des simulations ont été effectuées pour évaluer l'impact des fumées du futur centre de Vitry-sur-Seine sur l'atmosphère. La hauteur de la cheminée, 115 mètres, assurera une excellente dispersion. Elle empêchera toute retombée à proximité et la visibilité du panache de fumée sera réduite au strict minimum. En fait, les concentrations polluantes seront extrêmement faibles, que ce soit dans l'air ou dans l'eau et ce, même à proximité immédiate. Elles n'atteindront pas le centième des valeurs moyennes d'exposition admises dans, les locaux professionnels. Le rapport de 100 étant préconisé par les spécialistes de la santé pour définir les concentrations admissibles par la population. De plus, dans la perspective d'une évolution de la réglementation allant vers plus d'exigence, notamment dans le cadre de l'Europe, le site a été conçu pour pouvoir recevoir des équipements de dépollution supplémentaires.

    Le Val de Marne est moins pollué que Paris

    Contrôlé en permanence par des analyseurs, le système de traitement des fumées du nouveau centre de Vitry-sur-Seine fera l'objet d'un suivi rigoureux par la société Protiru, exploitante du centre, et d'une information régulière du public. De plus, l'énergie récupérée par l'incinération permettra de chauffer de nombreux logements, ce qui réduira d'autant la pollution liée aux chauffages individuels non équipés de traitement des fumées.Les sept stations Airparif de surveillance de l'air implantées dans le Val-de-Marne montrent que la pollution dans le département y est légèrement moindre que dans le centre ou à l'ouest de l'agglomératîon parisienne. La création prochaine d'une nouvelle station Airparif à Alfortville permettra de renforcer le dispositif de contrôle de l'air val-de-marnais.

    Un traitement efficace et rigoureux des fumées

    Le dispositif mis en place pour le traitement des fumées s'appuie sur des technologies éprouvées. Les fumées passent d'abord par un électrofiltre, qui agît comme une sorte d'aspirateur à poussière. Avec ce dépoussiérage, 98 % du travail de dépollution est effectué. Cette première phase permet d'éliminer les métaux lourds solides portés par les cendres. Le traitement est complété par un lavage qui parfait le dépoussiérage et permet de capter le gaz chlorhydrique, les oxydes de soufre et les métaux lourds volatils. Pour se faire, les fumées cheminent dans un dédale de grands tuyaux. Dans ces tuyaux, les fumées sont rincées par des rideaux successifs. C'est un peu comme, si elles prenaient plusieurs douches. La grande différence, c'est que lorsque nous prenons une douche, notre eau sale et savonneuse s'en va directement dans les égouts. Là, les eaux sont récupérés et traitées. Elles ne sortent de l'usine qu'une fois dépolluées. Les rejets dans l'atmosphère, ainsi que ceux des eaux sont vérifiés en permanence par la société qui exploite le centre de traitement. En plus, un organisme indépendant effectue des vérifications deux fois par an. Concrètement, les rejets les plus significatifs du centre de Vitry-sur-Seine concerneront les oxydes de soufre, qui représenteront une augmentation de 3,5 % au maximum de la valeur annuelle moyenne mesurée dans un périmètre de 14 km autour du site et les oxydes d'azote, dont le taux augmentera de 1 % dans le même périmètre. Pour ce qui est des poussières, de l'acide chlorhydrique et des métaux lourds, les valeurs calculées sont négligeables car inférieures à 1 %, ce qui est bien en dessous des normes françaises actuelles et même des recommandations de l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Au total, l'unité de Vitry-sur-Seine ne sera comptable, en moyenne, que de 1 % de la pollution globale observée dans la zone et ce seuil devrait encore être abaissé grâce aux prochaines améliorations de la dépollution prévues par EDF pour la centrale thermique voisine.

    L'eau : Seine ou nappe phréatique, une qualité préservée

    Validée par les études conduites par l'Agence de l'Eau de Seine Normandie et le Laboratoire National d'Hydraulique de Chatou, la qualité de l'eau sera garantie par la mise en oeuvre de procédés et d'outils de traitement éprouvés et par de nombreux dispositifs de sécurité. Après leur passage par la station d'épuration qui équipera le site de Vitry-sur-Seine, les eaux résiduaires et celles provenant du lavage des fumées pourront être rejetées à la Seine ou dans le réseau d'assainissement dans le plus parfait respect des normes. Quant à l'eau utilisée pour le refroidissement des installations, son rejet en Seine ne posera aucun problème. En effet, les mesures effectuées à 50 mètres en aval montrent que la composition de l'eau reste inchangée et que l'élévation de la température, de 2,5 degrés maximum, est sans danger pour les poissons. Ces mesures seront contrôlées en continu par des analyseurs prévus aux débouchés de l'usine et les relevés correspondants seront transmis aux autorités compétentes et consultables à tout moment par le public.

    Un sous-sol propre, sans déchets ni résidus

    A l'exception des produits destinés au recyclage, qui sont non polluants, rien ne sera stocké dans les sous-sols du site. Les déchets ultimes, résidus pour lesquels il n'existe plus aucune forme de traitement possible, seront traités par inertage, puis stockés dans le centre d'enfouissement technique de Villeparisis, en Seine-et-Marne.

    Les mauvaises odeurs neutralisées

    Aucune nuisance olfactive ne sera à craindre à Vitry-sur-Seine grâce à la rétention, au captage et à la destruction des odeurs des déchets par la fermeture du bâtiment, y compris les rampes d'accès et par un système de maintien en dépression de la fosse de réception des ordures ménagères.

    Niveau sonore extérieur : Zéro décibel

    Les simulations acoustiques réalisées permettent de garantir que le centre de Vitry-sur-Seine ne créera aucune nuisance sonore supplémentaire. Le concept architectural participe pour une large part à la protection phonique puisqu'aucun équipement ne sera à l'air libre. Par ailleurs, des capotages ponctuels ont été prévus pour les équipement générateurs de bruit.

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    La dioxine en débat


    ENVIRONNEMENT: Contrôles renforcés sur la dioxine des incinérateurs

    Dioxine : quinze usines dépassent encore les normes. (d'après un article de La Tribune)

    Les pouvoirs publics placent la dioxine sous haute surveillance. Cette substance réputée dangereuse (mais les experts sont divisés sur ses effets, notamment sur ses effets cancérigènes, sur l'homme) est produite en partie par les incinérateurs de déchets ménagers. Or leur mise aux normes est loin d'être satisfaisante : il reste encore en France une quinzaine d'incinérateurs gros émetteurs de dioxines, c'est-à-dire qui dépassent le seuil des dix nanogrammes par mètre cube de fumée, selon le dernier pointage réalisé par le ministère de l'Environnement. Ces sites industriels, incinérateurs souvent anciens, ne sont pas en conformité avec l'arrêté du 25 janvier 1991 sur les émissions de fumées polluantes. Leur niveau d'émissions de dioxines, non réglementé par la loi française, est bien au-delà de la norme européenne de 0,1 nanogramme par mètre cube (soit un dixième de milliardième de gramme). Le record absolu de production est atteint par l'incinérateur de Villejust, dans l'Essonne, dont les émissions de fumées atteignent les 107,6 nanogrammes par mètre cube, soit plus de 1.000 fois la norme. Au total, cette usine rejette dans l'atmosphère 50 grammes de dioxines par an, suivi de près par l'incinérateur de la ville de Maubeuge, avec 42 grammes par an. Sur les 71 installations d'incinération de plus de 6 tonnes par heure, seuls neuf sites sont à la norme de 0,1 nanogramme par mètre cube. " Sans laissez-faire ". Le ministère de l'Environnement souhaite traiter ce dossier sensible " sans laissez-faire ni catastrophisme ". Ainsi, il apparaît important d'en savoir plus sur les émissions de dioxines en France. Les préfets des départements concernés ont donc été priés de demander aux exploitants des quinze incinérateurs mis en cause des mesures supplémentaires de contrôle de diffusion des dioxines dans le lait, un bon indicateur de la présence de ce polluant dans l'environnement. " Il va de soi que, si les mesures sont alarmantes, des mesures seront prises ", a indiqué vendredi Philippe Vesseron, directeur de la prévention des pollutions et des risques au ministère de l'Environnement. En clair : la fermeture des usines incriminées. C'est d'ailleurs à la suite de la découverte de dioxines dans le lait de plusieurs fermes que trois incinérateurs avaient été fermés dans le département du Nord en février. Autres initiatives du ministère, le lancement d'une campagne de mesures des dioxines sur les petits incinérateurs (moins de 6 tonnes/heure) et dans les secteurs de la métallurgie et de la sidérurgie, également producteurs de la substance. Une question de coût. Eliminer les émissions de dioxines des incinérateurs s'avère parfaitement possible mais c'est une question de coût. Selon les industriels, les équipements adéquats alourdiraient la facture de l'incinération entre 5 francs et 50 francs, en sus du coût total moyen de 450 francs à la tonne traitée. Aline Richard

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